LE SPHINX D’EZECHIEL


« Je vis un grand nuage de feu et un feu tourbillonnant tout autour et au centre.

Au centre du feu,quelque chose comme du HACHMAL (anagramme de Malakh :ange) et au milieu,l’image de quatre HAYOT (vivants).

……….

Quant à la forme de leur visage,elles avaient toutes quatre une face d’homme et une face de lion à DROITE,toutes quatre une face de taureau à GAUCHE et toutes quatre une face d’aigle. »

Ezéchiel 1:4/10

Cette description correspond au SPHINX égyptien,image du Roi et gardien de la Pyramide,sa nécropole.

Le mot SPHINX s’écrit SHESPANKH en hiéroglyphes égyptiens et signifie,statue,image vivante.

Le hiéroglyphe SHESP apparait dans le papyrus mathématique de Harris et représente le pouce et quatre doigts entourant une tige.Ce signe correspond à une palme soit 1/7° de cubite et suggère l’idée de prendre,d’enserrer,de fixer,soit statue et image.

Le hiéroglyphe ANKH représente une croix ansée et signifie VIE.

Cette idée d’enserrement de l’égyptien SHESP est rendu en grec par le mot SPHYGE,un animal qui enlace,c’est-à-dire le SERPENT.SPHINX en grec est l’animal qui enveloppe,l’équivalent du sanskrit VRITA.

On aboutit au même résultat par la kabbale:

Homme= Adam

Aigle= Necher

Lion= Ari

Bœuf= Shor

Les initiales de ces quatre animaux forment le mot NAAS ou Nahash qui est le serpent.

La vision d’Ezéchiel rejoint celle de Moïse dans le buisson ardent puisque buisson se dit SENEH,anagramme de NAHAS le serpent.

Le serpent ou force spirale qui donne le mot SPIRITUS,c’est-à-dire esprit s’appelle Kundalini en sanskrit et plus précisément embryon énergétique dans le taoïsme.

Son siège est dans le bas ventre appelé dantian par les chinois et HARA par les japonais dont le rôle est d’équilibrer et harmoniser le ki ou force vitale universelle qui se divise ensuite en deux courants yang et yin sur tout le pourtour du corps dans un mouvement Sphingé,qui enserre et entoure ,donc protège comme une peau que les égyptiens appelaient peau

OUT,SHED ou encore MESKA.

Moïse comme Ezéchiel n’ont vu qu’eux-mêmes,c’est-à-dire leur soi essentiel.

C’était aussi la conclusion de St Macaire l’égyptien au troisième siècle : »La vision d’Ezéchiel,c’est l’âme qui devient le trône de la gloire du christ.Une main d’homme dirige l’âme par l’esprit.Celui qui est porté par le char est aussi celui qui le conduit. »

(Homélies spirituelles de St Macaire,fondateur du centre monastique de Sceté,courant qui donnera les Pauliciens,les Bogomiles (amis de Dieu)et les Cathares.)


Daniel Louvet